Je sais que le diable sourit parce qu'on a pris les chemins qui mènent au feu
Nos rêves inassouvis nous hantent, les insomnies sont féroces
Les darons taffent dur pendant que l'État leur fait les poches
Les petits khos gaspillent le temps précieux sous les porches
Pendant que les mamans restent apeurées vu que la police tue des gosses
Ces bâtards, faut pas se leurrer, veulent nous mettre entre les planches
J'irai plaider pour mes khos jusqu'au bout du monde, je me mettrai sur tous les fronts
Hardcore seront mes sons, même si les larmes doivent couler sous les ponts
On a le cœur en béton, gros tu connais la zone
Même les plus belles des roses finiront sur des tombes
Car nos douleurs sont plus que réelles
Les mains vers le ciel, je repense à mes petits frères Nahel, Bouna, Zyed
D'une rage démentielle
J'ai les veines pleines de fiel
La mort fait des siennes, escortée par les sirènes, eh ouais
On sait que les mots ne soignent pas les plaies (j'peux écrire frérot, ça changera rien)
Si leur cœur est scellé, je n'ai pas les clés
(Je n'ai pas les clés, je n'ai pas l'issue)
Je regarde le monde crever, il pleut des larmes dans nos ghettos, le ciel est triste
Les condés tuent de Paname jusqu'à L.A
Qu'ils aillent enculer leur génitrice !
Sur le bitume on connaît bien leur putain de vice de catin
Les juges les acquittent et retournent dans leurs draps de satin, passer la nuit dans les bras de Satan
J'ai la rage, j'ai mérité de prendre du ferme, "20 ans"
Mais la version officielle nous ment depuis les livres de Fernand Nathan
Ils ont switché la vérité, en 2-0-26 c'est la France de Vichy
Y a des cagnottes Leetchi pour qu'les tueurs d'Arabes et de Noirs s'enrichissent
(Fils de pute !)
Mais j'ai plus les mots, je suis dépassé
Je vois les fachos qui se réjouissent, à croire que leur cœur est cassé
Je crois que la mort l'a terrassé
Il a tiré à bout portant, pourtant le dossier est classé (pourtant on a vu les images, hein)
La violence s'exprime à la folie (à la folie khey), Comme dans les ruelles de Napoli khey
J'écris, j'ai la plume endolorie (j'ai mal au cœur)
Car nos douleurs sont plus que réelles
Les mains vers le ciel, je repense à mes petits frères Nahel, Bouna, Zyed
D'une rage démentielle
J'ai les veines pleines de fiel
La mort fait des siennes, escortée par les sirènes, eh ouais
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