Ok, ok...
TonyToxik, La Hyène
J'écris la nuit parce que le jour j'ai pas d'inspi (pas d'inspi)
Je décris la violence de nos vies de rue depuis mes quinze piges (ouais, ouais)
T'entends mon se-bla dans la street (La Hyène), ma voix traverse le monde
Je nique les frontières de Maastricht
Je maîtrise l'art et l'argot de la rue, c'est de la poésie
C'est pas pour les geois-bour qui crèchent dans le 8, rue La Boétie
C'est pour mes thugz avec un Z comme L'Uzine
Je suis ton cauchemar MC, je te baise, je suis Philippe Etchebest dans la cuisine
J'aime pas les flics, mais bon, on coexiste
Leur Code pénal, pour être honnête, je leur mets dans le coccyx
Sur le son à TonyToxik, je suis venu poser mes voices
Il faut que ça pèse de plus en plus comme dans les rêves d'un grossiste
Toujours méchant, violent, rempli de lyrics explosifs
Je résonne comme un "Free Palestine" dans les oreilles de ce fils de pute d'Estrosi
Je suis pas de ces rabzas dociles, moi je distribue les balles comme Mesut Özil
Quitte à me ger-man du ferme comme Sarkozy
Je te parle d'un temps où les grands frères voulaient braquer Deauville
Depuis que la violence et les crimes remplissent les frigos vides
La pauvreté est plus dangereuse que le Covid
On préfère tous griller la volaille plutôt que la viande bovine
Dans ce pays de fous, la justice relaxe les pédophiles
Faut qu'on s'arrache comme Scofield vu qu'on n'a pas le bon profil, kho
C'est pour les banlieues de France que je fais mon taf, que je fume le micro
Là où la jeunesse tire et verse le sang pour quelques litrons (ouais, ouais)
Mais bref, tu connais, c'est le manque de fric qui nous empêche d'être honnêtes (ouais, ouais)
C'est en promenade, pas sur le net, que les vrais réseaux se connectent (eh ouais mon pote)
Je suis dans le pe-ra depuis Protect Ya Neck
C'est au charbon qu'on fera de l'oseille comme le Chakhtar Donetsk
Ils font crari, mais je peux te jurer que ces petits bâtards nous connaissent (bien sûr)
C'est pas l'argent qui fait le bonhomme, gros, c'est les cojones
J'ai passé l'âge d'aller voter, de croire à de fausses promesses (eh ouais)
C'est avec les menottes aux poignets qu'on rêve de grosses Rolex
Mais laisse-moi te parler de nos vies, même si les nôtres se résument à survivre (ouais, ouais)
C'est pas de la faute à Express D si on a dealé pour vivre
La mort nous guette depuis la naissance, nous traque en mode furtif
Des grosses salopes dans le rap çais-fran, gros, y en a neuf sur dix
Avec leurs refrains et leurs styles de merde pleins de vocodeur
Et voix de pétasses au bord de la crise de nerfs
Tu fais des vagues, gros, on t'arrose, c'est comme la Brise de Mer
Je suis pas ton frère si t'as une grosse tana en guise de mère
J'ai appris le respect avant l'alphabet, et que trahir c'est pire qu'un ventre vide
Je connais la fin tragique des embrouilles entre villes (ouais, ouais)
Je rêve de Bel-Air comme Will Smith, mais j'ai pas d'Oncle Phil
Ils font du rap dans le style androgyne pour soirées entre filles
Mais gros, tu sais très bien ce qu'on en pense (tu sais très bien)
J'aimerais partir dans le passé, loin, jusqu'en enfance
Je fais partie de ceux qu'on offense
L'État s'efforce de nous forcer
Pour dilapider nos chances
Tout mis en œuvre pour ruiner notre innocence
(notre innocence khey)
J'ai rien perdu, j'ai toujours l'œil sur la cible
La rue m'écoute du Nord au Sud, de Fresnes à Ry-fleu
Je regarde passer la chance, cette pute, je la siffle
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