J'm'en bas les couilles de comprendre où je vais
L'cœur est froid comme le corps d'la bastos
J'en roule un grand à l'honneur d'la vie
J'm'écroule comme Sharapova à Roland-Garros
C'est pas nous, c'est juste ce monde qu'est sale
C'est pas nous, c'est nos cerveaux tout cramés
À la télé, y a des menteurs qui parlent
À la radio, ils nous disent : "Ça va aller"
J'ai vu des trucs de fou d'puis qu'j'suis dans l'jeu
Genre des chanteurs qui pissent sur ceux qu'achètent le merch
??? touchent des meufs dans des bars
J'attendais l'moment pour les faire tomber comme la neige
Si vous saviez à quel point j'veux crier, j'suis occupé à monter un royaume
Si j'meurs, faites-moi brûler dans du métal et mettez-moi dans l'canon et j'arrose
J'vais venger les pauvres et prendre l'oseille des riches
Cours vers la paix, j'prie que le ciel m'bénisse
Jamais j'aboierai avec ces chiens d'la casse
Et vivement le moment où j'leur paie des niches
Pour compter, j'me laisse pousser les ongles
Au cas où, l'portefeuille a la gale
Le plus dur, c'est d'faire le deuil d'un vivant
Derrière la porte, Cerbère a la dalle
Sale, et plus on a mal au cœur, mais on écrit
L'amour d'nos vies, c'est l'Truman Show sur un air d'Aznavour
J'allume un gros joint, un gros joint, j'regarde la fumée flotter, l'ampoule clignoter dans l'abat-jour
J'me réveille tôt sur l'carrelage et j'vois rôder les rapaces
J'me suis acheté un joujou, sacoche, c'est là qu'le Diable s'cache
J'me recouche avec la haine (la haine), j'me réveille avec la haine (la haine)
Et bientôt, je rentre à la maison, j'veux plus voir rigoler ces hyènes
J'me réveille avec la haine (la haine), j'me recouche avec la haine (la haine)
Chez nous, ça existe pas l'abandon, réussir ou échouer, c'est la même
C'est toujours la même dose, han, toujours la même chose
J'continue d'sourire toujours aux mêmes deux traits
C'est toujours la même dose, han, toujours la même chose (poh, poh, poh)
Ah, cette chienne de vie m'a rendu abîmé
A abîmé (ah-ah)
A abîmé (ah-ah)
Ah, cette chienne de vie m'a rendu abîmé
A abîmé (ah-ah)
A abîmé (ah-ah)
Ah, cette chienne de vie m'a rendu abîmé
Ils jactent toute la journée et l'sheitan applaudit
Maudit, l'éclair tombe sur l'Audi
Les cobras sont nombreux, c'est affolant
J'fous l'feu, j'allume un joint 'vec l'incendie
Sur la route d'un avenir meilleur, la moula m'fait des appels de phares
Et j'les comprends pas, les hypocrites sont là quand le temps est bon
L'ciel est bleu, j'suis tout seul, han
Qu'est-ce que j'f'rais sans la haine ? J'sais même pas c'que f'rais dans l'aprèm
Et j'suis bon qu'à niquer ma vie, qu'est-ce que tu veux qu'je fasse dans la tienne ?
Ça fait dix ans qu'j'me refais la scène où j'suis tellement haut que j'vois pas l'ciel
Cette nuit, j'm'explose, défoncé, j'oublie puis j'me souviens qu'il faut qu'j'me rappelle
Han, tue un d'mes rêves, il en repoussera deux, tue un d'mes rêves, il en repoussera deux
Si Dieu a voulu d'un guerrier dans l'arène, j'suis né et il ne refera pas mieux
J'suis l'impossible devenu réalisable, et tout l'reste, c'est trop personnel
À part les envies d'vengeance que j'ai dans la poitrine, j'ai pas grand-chose d'exceptionnel
J'me recouche avec la haine (la haine), j'me réveille avec la haine (la haine)
Et bientôt, je rentre à la maison, j'veux plus voir rigoler ces hyènes
J'me réveille avec la haine (la haine), j'me recouche avec la haine (la haine)
Chez nous, ça existe pas l'abandon, réussir ou échouer, c'est la même
C'est toujours la même dose, han, toujours la même chose
J'continue d'sourire toujours aux mêmes deux traits
C'est toujours la même dose, han, toujours la même chose (poh, poh, poh)
Ah, cette chienne de vie m'a rendu abîmé
A abîmé (ah-ah)
A abîmé (ah-ah)
Ah, cette chienne de vie m'a rendu abîmé
A abîmé (ah-ah)
A abîmé (ah-ah)
Ah, cette chienne de vie m'a rendu abîmé
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