Ils veulent contredire mes dires mais ils disent rien quand leurs p'tites sœurs s'dévêtissent
Depuis qu'j'ai pris mes distances, j'sais plus j'suis d'quel côté comme un métisse (c'est Rémy, ha)
Mec, j'ai pas vu l'heure passer, j'écris sans dire un mot et j'aime sans dire amour
Des fois, j'ai encore c'goût amer, cette envie d'me cacher dans l'ombre, plus voir la lumière du jour
Les p'tits couples dans la rue, leurs mots sonnent si faux, leur cœur bat si fort
Je cherche encore c'que j'crois disparu, j'suis blessé, j'm'attache à c'qui n'est pas réciproque
Quand tout part en fumée, le temps part, lui, avance, en furie, les bougies doivent quand même se souffler
L'humain s'fait déchirer quand quelque part, on s'unit, à l'autre bout, un cœur s'fait déchirer
Qu'on m'arrête si jamais j'en ai trop dit (ouais), quels mots choisir quand les faits font trop mal ? (pow, pow)
Mauvais choix, j'ai vu trop d'signes depuis l'époque où papa était dans l'coma
À m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi, à r'garder les fils de qui veulent prendre ma place (fils de putes)
J'ai essayé d'faire les choses par étape, t'as laissé que des ch'veux, une odeur dans les draps
J'ai du mal à sourire mais j'le fais quand même, comme l'SDF qui fait la manche pour son sirop
Ils cachent leur vice mais j'le vois direct comme une voiture de keuf qui roule sans son gyro'
Le genou à terre, j'ai vu un truc vers le ciel, j'savais pas qu'on pouvait briller si haut (ah ouais ?)
J'rêve pas d'paix mais d'millions d'euros car la misère est pire sous l'soleil de Rio (oh)
Mec, n'écoute pas ceux qui pensent qui n'ont jamais tort
La vérité nous blesse mais ne doute pas, un jour, elle arrive à bon port
Allez dire à tous ces p'tits bâtards que, même quand j's'rai parti, ils prendront pas ma place (jamais)
Si on souffre à chaque fois qu'on s'attache, bah, pourquoi on s'attire puis on s'laisse comme des lâches ?
J'ai peur de partir en ayant pas tout dit, pas tout fait (wow), pour ça qu'j'ressens tout fort
On croit être en fer et qu'plus rien n'pourrait nous toucher (eh, gros), mon frère, on a tout faux
Est-ce qu'un jour, j'arrêt'rai d'bédave ? (Hein ?) Est-ce qu'un jour, j'arrêt'rai d'répondre au mal par le mal ?
J'suis qu'un putain d'artiste, j'rappe à cœur ouvert, allez leur dire aux autres, j'suis pas phénoménal
J'veux régler le problème des gens, qui règlera les miens ? Dans un peu d'chance, y a aussi un peu d'venin
Le plan s'fait d'puis l'début pour atteindre ses fins, j'essaie d'mettre l'plus de couleurs dans mes desseins
S'il m'restait une dernière goutte d'encre, j'écrirais "j't'aime" et "merci" à ma mère, elle qui m'a vu tomber
Qui m'a pas jugé quand j'partais en couille et que j'faisais que d'la merde
Sinon, joyeux Noël, dans la ville, tout est noir (noir), ils ont pas mis les guirlandes
Toute la cité m'aimait quand j'prenais pas un euro et qu'j'restais dans l'bât', à l'abri du vent
J'ai joué avec le feu sans trop m'approcher par peur que mon âme m'imprègne de son odeur
Réveillé par son appel, j'suis retourné m'coucher sur ta tombe, même ton ennemi peut ramener des fleurs (ah, fils de pute)
Ha, wesh, le miroir n'a pas tout dit, il n'est qu'le reflet d'une chose qu'on n'connaît pas vraiment
C'qui tue plus que ta routine, c'est quand tes problèmes arrivent en bas d'chez ta maman
J'ai pas b'soin d'rapper vite mais j'vais l'faire après, de base, j'rappe pas pour la fame mais pour m'faire comprendre
Qu'on va rev'nir au rap, à la boule à Z, j'suis pas v'nu que prendre mon bif, j'suis v'nu l'faire à temps
Mec, n'écoute pas ceux qui pensent qui n'ont jamais tort
La vérité nous blesse mais ne doute pas, un jour, elle arrive à bon port
J'ai grandi dans la rue, j'calculais plus les catins qu'les quatre saisons
Quartiers nord d'la capitale, c'est pas très safe, j'essaie d'être positif, [re-frè ?], garde tes ombres
Un amour possessif préfère marcher seul
J'ai d'jà entendu : "Rémy, j'guéri par tes sons", p't-être j'aurais préféré être un auditeur
Trop d'trucs à dire, pas l'temps d'checker l'ingé' son, envoie juste une putain d'mélo' sur l'pattern
Tout commence à l'école, j'prends des virages dans l'ombre, j'mets des shorts en hiver
J'suis un putain d'barjot, j'ai côtoyé l'homme, j'préfère sauver des ???
J'ai vu la race humaine en chien sur un ???
Dans l'quartier, c'est pas tous les jours joli, celui qui t'admire d'viendra envieux d'ton bolide
Moi qui croyais qu'nos sentiments étaient solides (ouais, moi qui croyais qu'nos sentiments étaient solides)
J'me rappelle qu'on avait les mêmes rêves, qu'on avait les mêmes life, dangereuses, pas d'parodies (ouais)
On s'accroche à la vie, j'ai vu l'enfer, l'pire, c'est nous, non, re-frè, cette Terre n'est pas un paradis
On fait genre qu'tout va bien, fonce-dé, mes vêtements sentent le cannabis
J'suis parano, ces temps-ci, faut qu'j'me barre en vitesse, j'évite les fous, les folles et les parasites
J'suis partout chez moi, mais j'ai une crise identitaire
Être gentil, c'est fini, après, ils profitent à mort
Des bons, y en a pas six mille, t'es pas bonne non plus, mi amor
Et j'suis pas trop surpris d'cette vie, les cauchemars me rendorment
Un corps sain dans un esprit sain, mais c'est ??? qu'on adore
J'crois en moi, j'crois plus aux contes de fées (ouais)
Et l'bonheur, y a d'moins en moins d'humains qui m'le souhaitent
La vérité, eh, est trop souvent nuancé, et les mensonges bien trop souvent mis en scène
J'vois des p'tits d'ma cité, ils sont déjà condamnés, ils s'tirent dessus pour une meuf qu'habite la rue d'en face
Pour une paire de fesses, y a du sang séché dans l'pallier, il r'vend la mort pour vivre, prends deux fois ta paie en cash
Si j'écoutais les commentaires, au bout d'un jour, j's'rais tourmenté, au bout d'deux jours j'en voudrais à la Terre
Eh, après trois jours au monde entier, mais Dieu merci, j'ai l'cœur en pierre et vécu pire
Eux, ils font les nerveux parce qu'ils ont pas d'photo d'profil (eh)
Mon plan est dessiné, mais pas sur l'corps à Scofield
J'croyais pas au Très-Haut, mais laisse tomber, j'ai vu trop d'signes
J'étais d'jà là, ils s'en rendent compte après, comme un fossile
La nuit, je sors, je roule, j'écris, je pense à rien, j'suis solo, j'écoute mon cœur qui bat
J'dis rien, je paie le prix, j'récolte le fruit de mes choix, de mes combats
Vivre seul, apprendre à rester authentique, je l'ai fait
Pour savoir qui je suis, pas pour que'qu' chose de nouveau
Le cœur est bon mais fatigué vu les cernes, j'donne plus à qui je veux, mais à qui le vaut
Mec, écoute pas ceux qui pensent qui n'ont jamais tort
La vérité nous blesse, mais ne doute pas, un jour, elle arrive à bon port
La vie n'est pas rose, garçon, les ??? ont menti
Les photos poussiéreuses d'un carton que, lui-même, on oublie
Au pire, on d'mandera pardon, les cœurs, les yeux vides
Le sang s'essuie avec un torchon, pas les cicatrices
Y a des roues, y a des bâtons, dans mon dos, y a des couteaux
Y a une roue qui tourne, donc y a des nuages et des gouttes d'eau
Y a des baltringues et des patrons, des mecs qui parlent pas trop
Y a une lumière qui s'estompe et qui vient jouer avec tes fardeaux
Y a des IA qui gèrent ta meuf, des mecs biens qui baisent ta mère
Des sixièmes qui t'sortent un œuf et qui t'allument le jour d'la messe
Y a des rues tranquilles dans l'dix-neuf où tu peux ??? trente minutes
Des gens qu'ont loupé trois suicides, mais qui disent : "La vie continue" (eh)
Y a une daronne qui pleure quand son fils boit et conduit
Quand l'SAMU d'mande si elle veut un suivi psychologique
Y a des meufs qui s'paient des voitures neuves en vendant leur body
Après trente ans, elle va s'faire le ménisque
Mais ???, y a des bombes qui pleuvent, des places de parking à Monaco qui valent plus cher qu'la vie d'un homme
Des carrières éteintes par la peur, pas d'vacances à Milano, à part par l'profit d'un autre, petit, prends quelques notes
Des grands-mères seules en maison d'retraire qui perdent la tête, la télé tue leur temps
Papy est plus là et manquera pas à ses p'tits-enfants
J'aurais rêvé être un mec qui s'en fout, même si j'suis connu, j'suis pas un mec qui s'en vante (pah)
J'en connais qu'ont fait quinze ans avec des vipères car la vie seule leur a fait peur
Des artistes devenus cher-tou car, trop jeunes, ils ont fait cé-per
Des fêtards qui boivent la vie pour oublier la douleur, ils croient qu'ils die never
Deux cent quarante sur la A15, le chauffeur est sous ballon
Coursé par la Subaru, pas peur d'la mort, que d'son daron
Avant l'carton, la vision floue, avec la voiture du patron
C'est l'récit d'un mec qui s'en fout et j'parle pas des mecs qui s'enfument à la cali
Qui baisent des putes à Bali, qu'ont fait un mois d'boxe en Thaïlande et qui regardent mal tout Paris
Le shit a rendu trop mou les footeux, j'ai grandi là où ça disait : "Ça vient d'où ?", c'est des fous, eux
Y a des gens qu'ont souffert, qu'oseront plus aimer, des pères de famille à découvert qui boivent pour oublier
Quand les poumons sont remplis d'poussière, dur de prendre un bol d'air
Dans l'arrière-salle, tu mets tapis, mais pas pour faire la prière
Garçon, comprends quand on prend des rides
On comprend qu'on a tant pleuré lorsqu'il fallait rire
J'ai arrêté d'voir le verre à moitié vide
J'peux rien faire pour ce monde, au feu rouge, j'remonte la vitre (pah)
J'me rappelle qu'on avait les mêmes rêves, qu'on avait les mêmes life, dangereuses, pas d'parodies (ouais)
On s'accroche à la vie, j'ai vu l'enfer, l'pire, c'est nous, non, re-frè, cette Terre n'est pas un paradis
J'me rappelle qu'on avait les mêmes rêves, qu'on avait les mêmes life, dangereuses, pas d'parodies (ouais)
On s'accroche à la vie, j'ai vu l'enfer, l'pire, c'est nous, non, re-frè, cette Terre n'est pas un paradis (Nan, cette Terre n'est pas un paradis)
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