À la merci de pourritures
Qui mènent le monde depuis toujours
Satan battu à plate couture
Et on voudrait trouver l'amour
Nos petits gestes rassurant
Se noient dans l'océan des haines
Même en dessous, orques et baleines
En captent l'écho permanent
Et pendant ce temps, les étoiles
Suivent leur course infiniment
Et la matière noire se répand
Et les constellations s'étalent
Tandis qu'ici-bas, des frontières
Permutent en rivières de sang
Contournant les grands palais blancs
D'envahissants septuagénaires
Peut-être qu'un peu de bromure
En haut lieu, un peu plus souvent
Rendrait le monde un peu plus sûr
Plein de gens vivraient plus longtemps
Nos livres d'Histoire sont emplis
De noms de monstres et d'infamies
Les noms changent mais ce sont les mêmes
Qui ruinent toujours tous les poèmes
Et nous sommes là, enchaînés
À leurs humeurs, à leurs problèmes
De libido contrariée
Qui ferait donc l'Histoire humaine
Peut-être qu'un peu de bromure
En haut lieu, un peu plus souvent
Rendrait le monde un peu moins dur
Plein de gens vivraient plus longtemps
Nous sommes des poussières d'étoiles
Qui seront un jour dispersées
Dans le vide intersidéral
Pour rien moins qu'une éternité
Plus de frontière qu'on déplace
De vie comme vases ébréchés
Les empires dilués dans l'espace
Et tout l'Histoire éparpillée
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