Tout nu et tout mouillé
Benjamin Biolay
paroles Benjamin Biolay Tout nu et tout mouillé

Benjamin Biolay - Tout nu et tout mouillé Lyrics

Les pétales de la marguerite décimés
Sur le gazon du parc blondi par l'été
Qui passa bien trop vite et laissa décharnés
Les souvenirs du mois d'août, les amours de juillet

Le ciel qui prenait feu ne veut plus s'allumer
Et la flamme dans vos yeux risque de s'étouffer
Le soleil sur la nationale s'est levé
Et sort de la rivière tout nu et tout mouillé

Les bancs publics en quête de notoriété
De pèlerins, de voyageurs, de naufragés
Mendiants qui supplient et passants qui maugréent
On a trop séparé le bon grain de l'ivraie

Souvenir du temps béni où l'humanité
Vaquait sans colonie, sans veule autorité
Souvenir d'un temps qui, je sais, n'a pas existé
Nous étions tout contents tout nus et tout mouillés

Il n'y a plus guère de marguerites à effeuiller
Il n'y a plus de gazon, que de la boue séchée
Quelle est cette saison que je ne peux nommer ?
Des gens meurent pour de bon à même le pavé

Mais le bon Dieu dans sa miséricorde est né
Nous a permis d'avoir des corps à réchauffer
Le soleil sur la nationale s'est levé
Restons dans ce grand lit, tout nus et tout mouillés


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