paroles Scylla & Furax Barbarossa TRÔNE

Scylla & Furax Barbarossa - TRÔNE Lyrics

[Scylla]
Est-ce que tu me vois vivre ?
Est-ce que tu me vois vivre ?

[Scylla]
Maman, j'espère que maintenant, tu es fière (tu es fière), que dans ton jardin deux, trois anges dormaient
Je dis "maintenant", mais là où tu es, certes, le temps n'existe pas, a disparu ou bien s'est transformé
Comment c'est d'l'autre côté ? Est-ce que c'est vrai que tout est beau, mais d'une toute autre beauté ?
Est-ce que le ciel est mauve ? Est-ce que l'on voit les choses flotter ?
Es-tu présente à mes concerts ? Est-ce que tu pleures, des fois ? Est-ce que tu vois les fosses sauter ?
Tss, me vois-tu m'noyer ? Excuse-moi si j't'ai plus écrit d'lettre depuis Voilier
Trop occupé à t'nir la promesse faite la dernière fois qu'j't'ai t'nue dans mes bras : que mon sourire, personne me l'enlèv'ra
Regarde-moi, j'fais comme je peux, je prends ces airs d'goujat
J'reçois beaucoup d'amour, mais j'sais même pas quoi faire d'tout ça
On me donne des allures de roi, mais j'suis qu'une poupée d'clous
J'donne l'impression d'être sûr de moi, mais j'fais que d'douter d'tout
Tu as connu mon premier fils et, entre-temps, j'ai deux enfants d'plus
Ils t'auraient plu, un p'tit garçon et une princesse, trop d'charme
L'autre jour, on est v'nus déposer des fleurs, en plein cimetière, elle a crié : "Papa, regarde, ici, viens voir ! Y a une personne qui s'app'lait "clochard""
Ouais, c'est flagrant qu'elle tient d'toi : indépendante, forte et le cœur bien droit, enfin, j'crois, regarde-moi, suis-je un bon père ?
J'ai reconnecté la famille, ces derniers temps, les cousines viennent à d'nombreux concerts
Tss, ces derniers temps, l'Europe évolue mal, on voit renaître les spectres allemands
Les extrêmes qui polluent l'âme, j'pense à m'barrer, mais peut-être en Thaïlande
Au fond, du moment que l'amour vrai demeure, regarde-moi, maman, en espérant te faire honneur
Nonno, nonna et toi, vous furent mes piliers, maintenant, mes enfants me regardent, c'est à mon tour d'être le leur

[Scylla]
Peu importe que le temps-là s'arrête
Ici, le trône a sa reine (le trône a sa reine)
L'est fait de bois et d'ivoire
J'ai beau fermer les yeux, les réouvrir, c'est toi que j'y vois (c'est toi que j'y vois)
Peu importe que le temps-là s'arrête
Ici, le trône a sa reine (le trône a sa reine)
Le poids est dérisoire
J'sais pas si tu m'regardes, mais à chaque fois, moi, c'est toi que j'y vois (c'est toi que j'y vois)

[Scylla & Furax Barbarossa]
Regarde, regarde
Eh, ici, le trône a sa reine
Il est fait de bois et d'ivoire
Maman, ouais
Regarde, regarde, mama
C'est pour toi qu'j'fais tout ça, sinon pour qui ? Hein ?

[Furax Barbarossa]
Maman, on n'revient pas en arrière, je sais, c'est dead
Aujourd'hui, j'espère que tu vois l'homme que j'essaie d'être
Sais-tu qu'mon plus vieux souv'nir d'enfant, c'est ta voix ?
J'écoute Gilles, j'me dis qu'j'ai d'la chance de t'avoir
Rappelle qu'il nous cassait la gueule au lieu d'casser des bibelots
Mais regarde, je n'suis plus apeuré, j'ai d'l'aplomb, de la niaque
Je dormais dans la rue à l'âge où l'on passe des diplômes
Mais j'aurais pas aimé qu'tu m'vois pleurer sous un pont de Blagnac
La solitude, la peine, regarde, j'en parle pas agacé
Mama, j'ai fait d'la musique avec c'que papa m'a cassé
J'y mets l'amour et l'espoir, j'apprends la patience, l'empathie, le sang-froid
Ce qu'il a essayé d'détruire, je l'ai rebâti deux cent fois
Et puis t'as vu, ton garçon, mille dangers l'attirent
[Qu'on me maudira ?], en courant : j'ai quitté l'foyer
T'as entendu mes excuses et j'ai tout mis dans Gelati
C'est le jour où tu partiras en pleurant, j'écrirai "Voilier"
Non, tu m'as vu pour la première fois en concert y a deux mois
Et une heure a suffi pour tout réécrire, je sais pas pourquoi
J'ai vu dans tes yeux verts que t'étais fière de moi, ouais
Ce soir-là, si je chantais, c'est pour qui si c'est pas pour toi ?
Tout ça m'a touché donc j'avale tranquille ma salive
Le voyage m'a forgé, mama, autant qu'il m'a sali
Tu restes la plus grande des femmes, ton courage, personne pourra l'battre
Tu as allumé la flamme, j'la protège du vent pour Alba (pour Alba, pour Alba)

[Furax Barbarossa, Scylla]
Peu importe que le temps-là s'arrête (peu importe qu'il s'arrête)
Ici, le trône a sa reine
Il est fait de bois et d'ivoire (et d'ivoire)
J'ai beau fermer les yeux, les réouvrir et c'est toi que j'y vois (j'y vois que toi)
Peu importe que le temps-là s'arrête (peu importe qu'il s'arrête)
Ici, le trône a sa reine
Mon poids est dérisoire
J'sais pas si tu m'regardes, mais à chaque fois, moi, c'est toi que j'y vois (j'y vois que toi, là)
Peu importe que le temps-là s'arrête
Ici, le trône a sa reine, il est fait de bois et d'ivoire
J'ai beau fermer les yeux, les réouvrir, c'est toi que j'y vois (c'est toi que j'y vois)
Peu importe que le temps-là s'arrête
Ici, le trône a sa reine (le trône a sa reine)
Le poids est dérisoire
J'sais pas si tu m'regardes, mais à chaque fois, moi, c'est toi que j'y vois (c'est toi que j'y vois)

[Scylla & Furax Barbarossa]
Regarde, regarde
Eh, ici, le trône a sa reine
Il est fait de bois et d'ivoire
Maman, ouais
Regarde, regarde
Mama, c'est pour toi qu'j'fais tout ça, sinon pour qui ? Hein ?


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