Pointant vers le nord, ses nuages à bascule
Il y a une main, qui a connu mille fois
Le toucher de la bonté humaine
Elle tremble légèrement,
Puisqu’elle pointe vers le nord Le nord, ses souvenir étales,
En forme d’iceberg
Là-bas, il y a un enfant
Qui parcourt farouchement la distance
Entre un quelque chose
Et un quelque chose d’autre
À dos de cheval
Et même si de cheval,
Il n’y en a pas
Il existe – sa robe est palomino
Alors partant d’une couleur, l’enfant invente la chute
Et la douleur qui va suivre,
Et pour suivre, la remontée
La main pointe
vers l’enfance elle-même
Dans cette succession de gestes :
L’expérience de la vitesse et la perte soudaine d’ailes,
Le pied qui glisse des attaches, et le sans-relâche
C’est ça
Ça : le nord des mystères polaires
Où la perte était un cheval rare
Dont la crinière exigeait ta poigne
Où toute chute avait sa part de gloire
Son appel étrange
Retrouvé
De temps en temps
De plus en plus, une fois,
En plongeant dans une rivière, une fois,
En recevant un regard
Une fois, en rendant un souvenir
Puis une autre fois encore en atteignant le grand nord
Ses nuages à bascule, veillant
Sur la forme floue d’un futur qui reste encore à vivre
Paroles2Chansons dispose d’un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)