J'pourrais m'arrêter là, j'ai rendu le petit Paul fier
Sur la tapisserie d'mes grands-parents, il y a des montgolfières
Un jour, ils s'accrocheront à l'une d'elles et f'ront partie de la fresque
J'essaie d'pas y penser, quand j'les vois, j'y arrive presque
Si tu m'parles de toi et qu'je regarde vers le bas, c'est pas qu'j'suis distrait, ni qu'j'fais l'pitre, c'est qu'j'me concentre pour lire parce que pour une phrase il y a beaucoup d'sous-titres
Dis donc, t'as une jolie collection d'mensonges que t'utilises contre toi-même pour protéger ton p'tit cœur éponge
Ha
Des cheveux en plus sur l'oreiller
J'sens que j'les perds, comme mon père
Bientôt, comme lui, j'pourrai plus m'voir sur tos-ph'
Pas peur de voir que ma jeunesse a perdu d'son étoffe, ah ouais
Perdu sur un affreux boulevard, huit heures de stud', sa mère, je rentre tard
Je donne tout c'que j'ai pour leur plaire, mais si ça marche pas, c'est l'enfer
J'ai fini ma soirée sur le haut d'la dune avec une meuf, elle m'croit parfait, mais j'ai trop d'lacunes
J'ai une clope qui tape du pied, les bras croisés en attendant que j'l'allume
Mais j'suis en combat d'regard avec la lune, quoi que tu tentes, d'un peu spécial, ça va rire
Fais pas gaffe si les autres aiment t'en parler, c'est qu'ils ont pas trouvé de montagne à gravir
Leur sourire pourri par le seum, ça leur va à ravir, p't-être le vrai moi, c'est celui m'ter-ma dans l'miroir
Et quand il détourne le regard, c'est pour aller vivre une vie plus excitante que bouffer les mêmes sandwichs
Sous la pluie battante, à toujours être assis nulle part dans la tente (dans la tente)
Cette ville qui m'a élevé, j'ai comme l'impression d'la déranger, donc dans ses rues, j'marche avec les g'noux levés
Comme dans les bandes dessinées, quand le personnage sort de la pièce, qu'il veut pas s'faire repérer, merde
Des cheveux en plus sur l'oreiller
J'sens que j'les perds, comme mon père
Bientôt, comme lui, j'pourrai plus m'voir sur tos-ph'
Pas peur de voir que ma jeunesse a perdu d'son étoffe, ah ouais
Perdu sur un affreux boulevard, huit heures de stud', sa mère, je rentre tard
Je donne tout c'que j'ai pour leur plaire, mais si ça marche pas, c'est l'enfer
Comme toi, quand j'étais p'tit, j'me comportais comme un autre, pour leur plaire
Parce que j'voulais pas bouffer seul, seul avec mes bouffés d'seum
Seul au self, j'voulais qu'un peu d'lumière, même aujourd'hui, j'en ai qu'très peu
Parce que trois jours d'soleil d'affilée à Paname, c'est rare
Comme un piaf qu'a deux pattes intactes
Comment tu fais ? Tu glisses sur cette vie comme une patinoire
Dis-moi c'est quoi la marque des patins qu't'as
Calé dans l'fond du canap', clope au bec, héros sans cape et sans courage
Heureusement, j'ai l'bon entourage, quand j'leur parle, j'ai pas b'soin d'maquillage sur mes mots
Nique un camouflage, j'me fous à poil comme sur la plage la plus nudiste (oui)
Où tape le soleil des vieux sudistes un peu racistes
Malgré ça, j'ai le seum, parfois
Parce que maintenant, pour fuir mon âge, je dois compter deux fois tous mes doigts
En vrai, j'ai toujours l'impression d'être gosse, sauf quand j'me lève et qu'je vois
Des cheveux en plus sur l'oreiller
J'sens que j'les perds, comme mon père
Bientôt, comme lui, j'pourrai plus m'voir sur tos-ph'
Pas peur de voir que ma jeunesse a perdu d'son étoffe, ah ouais
Ah ouais, a perdu d'son étoffe
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