« Streets of Minneapolis » Bruce Springsteen sort un titre hommage aux victimes de Minneapolis

Publié le: 29/01/2026 12:54
Mis à jour le: 29/01/2026 12:55
Le célèbre rockeur américain a surpris ses fans en publiant « Streets of Minneapolis », un morceau engagé écrit et enregistré dans l’urgence pour dénoncer les récentes violences dans le Minnesota.

Bruce Springsteen a créé l’événement cette semaine avec la sortie inattendue de « Streets of Minneapolis ». Composé, enregistré et partagé en l'espace de quelques jours seulement, ce nouveau titre se veut une réponse directe aux événements tragiques qui secouent actuellement Minneapolis et le reste de l’État. La chanson évoque notamment les interventions de l’ICE (l'agence américaine de contrôle des frontières et de l'immigration) et les décès par balle d'Alex Pretti et de Renee Good, dont la disparition a provoqué une vive émotion dans tout le pays.

Un cri du cœur contre un « climat de terreur »

C'est sur ses réseaux sociaux que le « Boss » a dévoilé l'œuvre, expliquant qu'il l'avait écrite pour témoigner du « climat de terreur qui s'est abattu sur la ville de Minneapolis ». Springsteen a officiellement dédié ce morceau aux habitants de la cité, à ses voisins issus de l'immigration, ainsi qu'à la mémoire de Pretti et Good.

À travers des paroles qui dépeignent des rues hivernales et des troubles publics, l’artiste ne se contente pas d’un simple hommage. Il livre une réflexion sur ce qu’il considère comme un tournant historique et social majeur pour la région.

Une réaction artistique en temps réel

Le morceau s'ouvre sur des références au froid et à la glace de l'hiver, ancrant immédiatement le récit dans l'atmosphère du Minnesota, avant de citer nommément les deux victimes dans son refrain.

Disponible sur YouTube et les principales plateformes de streaming, « Streets of Minneapolis » rencontre déjà un large écho. Au-delà des limites de la ville, le titre est perçu comme une réponse musicale rare et immédiate à l'actualité brûlante, confirmant le rôle de Springsteen comme observateur attentif des fractures de la société américaine.

Maxime Vuarrier