J'repars de rien après chaque sommet atteint
Après chaque sommeil à temps, transforme chaque soir en matin
En vrai, jamais on n'a l'temps, en vrai, jamais on n's'atteint
On s'arpente, on serpente autour de béton de satin
Crache une dialectique bleue sur des balafres écarlates
Ça fait des nuits violettes, des nuits violentes, dès huit heures trente, c'est les Carpates
Dedans nos mondes en chute libre, un rêve de gosse en moins par latte
À part niquer l'infrastructure, frère, le reste, c'est d'la parlotte
Eh, va leur dire aux p'tits
Qu'on n'lutte pas à armes égales au cœur d'leurs sales hégémonies
On n'a qu'les codes qu'on nous permet, on les dépasse, on les réduit
On recompose des langues puissantes, on est des sumériens marxistes
Eh, faut plus qu'l'envie s'endorme
Des p'tites œuvres sous des grands dômes, vie nouvelle dans les temps morts
Nique les larbins, les gens mornes, les p'tits rois ??? et les grands bornes
Qui réinventent des légendes d'or, fosse à purin de Pandore
Dans les longueurs, z'emmènent pas large
Eh, y'a pas qu'les rois qui passent à l'as
Eh, des balles à blanc dans leurs Kalach'
J'laisse la mienne, tu tapes ta trace, eh
Eh, l'oligarchie te baise ta race
Que des photons dans l'fond d'ma crasse, eh
Ouais, du vingt ans d'âge au fond d'ma tasse
Du vingt ans d'âge au fond d'ma tasse
J'fais une musique d'arriérés mais m'exprime mieux qu'ces fils de rentiers
Ils ont fait l'école normale, j'ai lu tout Dante
J'ai ma raison, ils ont des Rolex mais bandent mou
C'est qu'une petit élite, on est des grandes foules
Des nouvelles vedettes chaque semaine remplies de grands vides
Des fils de 68 qui votent PS, tranquille
Tu connais la mentale, le jeu est lamentable
Tous dans l'même navire avec les cales en flammes
On est d'un autre bois, notre art d'un autre poids
Non-convertibles en disques d'or, c'est une autre foi
Wesh, c'est une autre croix, on emprunte d'autres voies
On souffle un autre choix, on gonfle d'autres voiles
J'ai commencé par quelques textes depuis des fonds d'bus
Allers-retours entre le 800 et l'intramuros
Tout ce silence, c'était des longues ruses
Des corpus liminaires, instru' de Saïd des Mureaux
Autopsychanalyse avec des seize barres
J'me suis bâti entre des kilotonnes de mots crasseux
J'en ai fait, des concerts, plutôt qu'des messes basses
À raffiner à l'opposé des jacasseurs
J'repars de rien après chaque sommet atteint
Après chaque sommeil à temps, transforme chaque soir en matin
En vrai, jamais on n'a l'temps, en vrai, jamais on n's'atteint
On s'arpente, on serpente autour de béton de satin
Crache une dialectique bleue sur des balafres écarlates
Ça fait des nuits violettes, des nuits violentes, dès huit heures trente, c'est les Carpates
Dedans nos mondes en chute libre, un rêve de gosse en moins par latte
À part niquer l'infrastructure, frère, le reste, c'est d'la parlotte
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